Vous êtes ici
Home > Actu > Elles font leur cinéma – Sois belle, et prends une caméra !

Elles font leur cinéma – Sois belle, et prends une caméra !

femme

Le Moteur est demandé … Ca tourne … Action !

Du jeudi 28 au dimanche 31 Mars, pour la 8ème année, Elles font leur cinéma ! Et nous, on veut pas rater ça ! Car aujourd’hui encore, en 2019, soutenir un festival de films de femmes reste une démarche nécessaire et engagée. Pourquoi c’est important d’y aller ? On vous explique !

« Sois belle et tais-toi »

Le cinéma et les femmes … Un sujet qui reste encore source de débats, de révoltes, de controverses.

Si l’on peut croire au premier abord que les femmes sont omniprésentes au cinéma en raison du grand nombre d’actrices et de stars féminines, elles n’en restent pas moins victimes de la domination masculine.

D’abord, on pense évidemment à l’affaire Harvey Weinstein, qui a fait coulé beaucoup d’encre ces deux dernières années.

Mais revenons aussi sur les résultats des César 2019, qui ont eu lieu en Février dernier. Comme l’a fait remarqué le magazine Slate dans son article « Aucune femme na reçu de César et ça ne choque personne », les femmes sont encore trop peu reconnues dans l’industrie cinématographique. Plusieurs films récompensés abordaient les violences faites aux femmes (Jusqu’à la garde, Les Chatouilles, Vilaine Fille), et c’est très bien, et on l’applaudit. Mais pourquoi donc ces films sont-ils réalisés par des hommes (hormis Les Chatouilles, qu’Andréa Bescond a co-réalisé avec Eric Métayer) ? On s’interroge …

Pourquoi un festival de films de femmes ?

« Elles font leur cinéma », c’est une association qui a été créée en 2012 pour promouvoir et faire connaitre le travail de réalisatrices engagées pour la cause des femmes. Leur mission, c’est de diffuser des films de femmes.

Tous les ans, au mois de Mars, le cinéma l’Omnia projète des documentaires, des fictions, courts, longs et moyens métrages de réalisatrices, à travers le monde, qui mettent en avant l’émancipation des femmes, leurs engagements, leurs combats, leurs expressions politiques, artistiques…

En France, nous ne voyons que 27% de films réalisés par des femmes. Le but de ce festival est donc de les rendre visible, de les faire passer de l’ombre à la lumière !

Les films sélectionnés donnent un voir et à entendre des femmes « debout », où qu’elles soient dans le monde, d’hier ou d’aujourd’hui, qui portent en elles une forme de révolte.

En dehors des projections à l’Omnia, « Elles font leur cinéma » organise des rendez-vous ponctuellement avec les associations partenaires : le Collectif du Droit des Femmes, Normandie Images, le festival Chants d’Elles …

 

On y voit quoi cette année ?

Les projections auront lieu, comme chaque année, au Cinéma l’Omnia de Rouen. Découvrez le programme !

Jeudi 28 Mars

9h30 – Projection de 5 courts métrages à l’intention des collégiens et lycéens de l’agglomération rouennaise (focus sur le sport).

20h – Soirée d’ouverture avec SPOOR

SPOOR, d’Agnieska Holland
(fiction, 2017, 2h09, Pologne)

Janina Douchejko mène une vie isolée dans un village à la frontière entre la Pologne et la République tchéque. Charismatique et excentrique, elle semble résister aux coutumes du village axées sur la chasse, la violence et la corruption. Témoin indirect de plusieurs meurtres qu’elle tente d’élucider, elle nous entraîne dans une narration haletante.

La soirée sera suivie d’un moment convivial autour d’un verre à la halle aux toiles !

Vendredi 29 Mars

18h – MAMAN, NON MERCI !

MAMAN, NON MERCI !, de Magenta Baribeau
(documentaire, 2015, 1h14, Canada)

Ce documentaire d’auteure examine la réalité des femmes et des couples qui ont choisi de ne pas avoir d’enfant. Explorant les mythes tenaces qui persistent et les pressions sociales qui s’exercent en catimini dans la société, Maman ? Non merci ! donne une voix à un segment de la société ignoré des médias. Séance suivie d’un débat en présence de la réalisatrice Magenta Baribeau.

20h30 – EL PROXENETA

EL PROXENETA, de Mabel Lozano
(documentaire, 2018, 1h18, Espagne)

Sexe, corruption, meurtres, traite des femmes, blanchiment d’argent, extorsion de fonds… Les dessous du réseau de prostitution espagnole révélés à travers le récit à la première personne d’un ex proxénète repenti. Débat avec des représentantes du mouvement du Nid et Médecin du Monde.

Difficult love

 

Samedi 30 Mars

15h – DIFFICULT LOVE / L’HORIZON NE S’ARRETE PAS A LA COURNEUVE

En partenariat avec ROUEN DONNE DES ELLES (mois d’animations et de réflexions pour l’égalité femme/homme).

DIFFICULT LOVE, de Zanele Muholi
(documentaire, 2010, 26’, Afrique du Sud)

Zanela Muholi est photographe en Afrique du Sud, noire et lesbienne. Ses photos traitent de la vie lesbienne montrant la tendresse autant que les discriminations dont les homosexuelles font l’objet dans leur pays.

L’HORIZON NE S’ARRÊTE PAS À LA COURNEUVE, de Dalila Choukri
(documentaire, 2016, 27’, France)

Bouka, c’est son surnom du Sahara et aussi son nom d’artiste. Elle s’est mise à peindre un matin, il y a presque quatre ans : l’Algérie, les dunes du Sahara et son silence enchanteur, c’est son autre chez elle, sa base, ses racines.

Rencontre avec la réalisatrice Dalila Choukri et de la peintre Bouka.

 

17h – Courts-métrages

TANGENTE, de Julie Jouve et Rida Belghiat
(fiction, 2017, 26’, France)
Florie, réunionnaise, participe pour la première fois à la Diagonale des Fous, une course d’ultra-trail mondialement réputée. Pendant trois jours et trois nuits, elle court à travers les montagnes de La Réunion. Mais Florie n’est pas une coureuse comme les autres : elle va aussi devoir affronter les démons de son passé.

RAYMONDE OU L’ÉVASION VERTICALE, de Sarah Van Den Boom
(animation, 2018, 17’, France)
Le potager, les petits pois, les pucerons et les culottes sales, Raymonde en a vraiment assez. Le bon dieu l’aurait il oubliée ? Au soir de sa vie la voila qui rêve d’évasion. Tout compte fait, elle préférerait le sexe, l’amour …

PAULINE ASSERVIE de Charline Bourgeois-Tacquet
(fiction, 2018, 24’, France)
Pauline n’a aucune nouvelle de Bruce, l’homme marié avec lequel elle a une histoire. En vacances à la campagne avec son amie Violette, elle va passer tout le séjour à attendre un texto. En expérimentant avec humour les mille et une phases de l’obsession amoureuse…

ENTRE SOMBRAS d’Alice Guimaraes et Monica Santos
(animation, 2018, 13’, Portugal, France)
Dans un monde surréaliste où les cœurs peuvent être déposés à la banque pour éviter de tomber amoureux, Natália part à l’aventure avec un homme pour l’aider à retrouver son cœur volé…

LES TROMPES DE MA MÈRE de Sarah Heitz de Chabaneix
(fiction, 2017, 12’, France)
Dans une petite ville de Floride, une jeune femme française, accompagne sa mère à un simple examen médical de routine dans le but de lui servir de traductrice. Lorsqu’ elle apprend qu’il s’agit en fait d’un rendez-vous chez le gynécologue, elle est soufflée…

Vote du prix public à l‘issue de cette séance et remise du trophée “LA LUCIE“ réalisé par CHANTAL PRÉVOST, plasticienne. 

 

20h30 – Avant première de LOS SILENCIOS

LOS SILENCIOS de Beatriz Seigner
(Fiction, 2017, 1h29’, Colombie, Brésil, France)

Nuria, 12 ans, Fabio, 9 ans, et leur mère arrivent dans une petite île au milieu de l’Amazonie, aux frontières du Brésil, de la Colombie et du Pérou. Ils ont fui le conflit armé colombien, dans lequel leur père a disparu. Un jour, celui-ci réapparaît mystérieusement dans leur nouvelle maison…

Rencontre avec la réalisatrice Beatriz Seigner

laymun

Dimanche 31 Mars

11h – LAYMUN et LES GUERRIERES DE LA PAIX

LAYMUN de Catherine Prowse et Hanna Quinn
(Animation, 2017, 5’, Royaume-Uni)

Une femme défie la violence et la destruction d’une zone de guerre en cultivant des citronniers…

LES GUERRIÈRES DE LA PAIX d’Hanna Assouline et Jessica Bertaux
(documentaire, 2018, 55’, France)

Dans un climat qui s’enlise dans la violence et la haine, ces « Guerrières de la Paix », des femmes israéliennes et palestiniennes appellent au dialogue et réussissent à unir et mobiliser 40 000 femmes de tous bords, juives et arabes, laïques ou religieuses, de droite, du centre et de gauche…Malgré l’ampleur de ce mouvement, le combat de ces femmes reste encore peu connu.

Invité à cette projection, le festival REGARD SUR LA PALESTINE, débat en présence de Yara, palestinienne protagoniste du documentaire

 

Laisser un commentaire

Top
Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
Facebook5k
Facebook
Instagram1k
YouTube30
YouTube
PINTEREST2k