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COURTIVORE Le festival où on dévore des courts-métrages

courtivore rouen

Mercredi 16 Mai a eu lieu le 1er acte de la 18eme édition du festival rouennais de courts métrages.

Si vous l’avez loupé, pas de panique, vous pouvez encore vous rattraper avec les prochains actes les 23 et 30 Mai, ou les projections thématiques annexes qui ont lieu cette année.

Les projections des films en compétition ont lieu au cinéma L’Ariel, à Mont Saint-Aignan, avant la grande finale du 8 juin qui se déroulera au cinéma L’Omnia à Rouen.
Parmi les 24 films en compétition, un film sera récompensé par le Prix du public, et un autre par le Prix du jury.

Le Festival Courtivore atteint cette année la majorité, puisqu’il s’agit de la 18ème édition. 18 ans, c’est un anniversaire un peu spécial, qu’il convient de fêter dignement.

Pour l’occasion, nous avons rencontré Elian Pirio qui nous en dit un peu plus sur le festival Courtivore et sur l’édition 2018.

– Quel est ton rôle sur le festival ?
« Je suis le président de l’association Courtivore. Par conséquent, mon rôle c’est de me mêler un petit peu de tout, de m’assurer que tout avance à son rythme dans l’organisation. Nous sommes une équipe de 12 personnes, chacun a son rôle à jouer (programmation, communication, logistique, etc), moi je coordonne l’ensemble. Cela implique notamment d’être disponible pendant le festival (mais aussi en dehors) pour représenter l’association chaque fois qu’il y en a besoin. »

– Comment est né le festival ?
« Le festival est né d’une initiative d’étudiants de l’Université de Rouen en 2000, à une période où il n’existait pas d’événement dédié au court-métrage à Rouen. Donc les premières années le festival avait lieu dans des amphis de fac, avec une ambiance étudiante très amateure mais très conviviale. Au fil du temps le festival s’est installé dans le paysage cinéphile rouennais, les cinémas Ariel et Omnia nous ont ouvert leurs portes, notre organisation et notre programmation se sont professionnalisées, notre équipe a gagné en expérience, le public s’est beaucoup diversifié, mais nous avons toujours voulu préserver cette ambiance conviviale et bon enfant des débuts. »

– Quel est le but de cet événement ?
« Promouvoir le court-métrage qui reste un format trop peu visible dans les salles de cinéma ou même à la télévision alors qu’il existe une quantité incroyable de films d’excellente qualité qui sortent chaque année. Et puis dans les films, il peut y avoir des idées ou des messages, qu’on permet de transmettre grâce au festival. On souhaite aussi être dans le partage avec le public et faire en sorte qu’il se sente acteur des séances, d’où notamment l’idée de ne pas avoir de jury professionnel mais de confier aux spectateurs la tâche d’élire le grand gagnant du festival. »

– Combien de personnes travaillent dessus ?
« Nous sommes une petite équipe de bénévoles d’une douzaine de personnes. Il y a beaucoup de préparatifs et pour certains d’entre nous c’est une activité qui se mène tout au long de l’année. Pendant le festival il y a aussi pas mal de partenaires qui se mobilisent, notamment dans les différents cinémas et lieux qui nous accueillent. »

– Comment se déroule la programmation ?
« 56 films ont été retenus pour cette édition parmi près de 1100 candidatures. Il y a une sélection de 24 films en compétition générale, 8 films destinés au jeune public et 24 autres films retenus pour des projections thématiques. Nous nous efforçons de visionner tout ce que l’on reçoit, puis d’établir collectivement une programmation basée sur nos coups de cœur et qui offre la possibilité aux spectateurs de découvrir une palette assez large d’univers et de styles de films. On s’attache énormément à ce que l’on comprenne bien que le court-métrage ne se résume pas à un genre et qu’il y ait toujours dans nos programmations un mélange de fiction, d’animation, de documentaire ou bien de la comédie, du suspens, des sujets de société… bref qu’il y en ait pour tous les goûts ! Le seul vrai critère restrictif c’est la durée : 20 minutes maximum par film ! »

– Comment se déroule le festival ?
« Pour la compétition il y a d’abord 3 rendez-vous (qu’on appelle les actes – avec 8 films différents à chaque fois) au cinéma Ariel. Le public vote à chaque séance pour les films qu’il a préféré et on retient ainsi 6 films finalistes. La finale se passe à l’Omnia et un nouveau vote permet de récompenser le lauréat du prix du public. En marge de cette compétition il y a des séances scolaires et jeune public ainsi que 4 projections thématiques. »

– Quelles sont les particularités de cette année ?
« Sur la compétition le système est bien rôdé et connu de nos festivaliers. Là où nous innovons tous les ans c’est sur les soirées thématiques. Il y en a 4 cette année (au lieu de 2 les éditions précédentes). À chaque fois le programme est construit en partenariat avec d’autres structures pour que le festival puisse se développer sur un peu tout le territoire rouennais. Ainsi nous allons présenter cette année une projection « les courts-volants » en lien avec l’exposition du Centre Photographique sur le thème de l’envol, un programme « Duchamp-contrechamp » en référence à l’artiste Marcel Duchamp au Musée des Beaux-arts, une série de films sur le langage et les barrières de la langue avec l’Alliance Française et une autre sur la sexualité dans le cadre d’une soirée Sex Pixels organisée avec l’association Pix3L aux Copeaux Numériques. »

– Avec quelles autres structures collaborez vous ? Quelle est l’idée de ces collaborations ?
« Je crois que j’ai sans le vouloir déjà répondu à la question avec la réponse précédente ! Je peux ajouter à cela que nous faisons partie depuis 3 ans de Moteur, le réseau des festivals de cinéma de Rouen. Il existe à Rouen de nombreux festivals de cinéma qui ont lieu tout au long de l’année. Avec Moteur, l’idée c’est de miser sur notre complémentarité plutôt que sur une concurrence stérile. On échange ensemble des infos, des idées, des bons plans, on mutualise des moyens quand c’est possible et on essaye de se tirer tous collectivement vers le haut ! »

– Quelque chose à rajouter ?
« Le Courtivore aime manger des films mais pas seulement, c’est pourquoi après les projections on ne laisse jamais repartir les spectateurs sans un petit buffet de l’amitié. L’occasion aussi pour eux de discuter des films, de rencontrer notre équipe ou les réalisateurs souvent présents. »

 

Découvrir le programme complet de la 18ème édition :
http://courtivore.com/wp-content/uploads/2018/04/LIVRET-BD-v4.pdf

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