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Il était une fois… la Bénédictine 

On ne vous présente plus le neufchâtel, le calva, ou même le cidre, références gastronomique de notre terroir Normand. Mais nous avons déniché une spécialité peu banal qui grisa autrefois les moines… la Bénédictine.

Cet alcool aux pouvoirs magiques a fait le tour de l’histoire, on vous dit tout…

 

La Bénédictine quèsaco ?

La Bénédictine est une liqueur dont la recette, autrefois secrète, est composée de 27 ingrédients dont de l’écorce de citron, du thym, de l’hysope (une plante aux vertus antiseptiques) ou encore de la cannelle. Mélangés pendant 2 ans, dont un an vieillit dans un fût en chêne. 

Elle peut être bu simplement en digestif ou pour cuisiner.

 

Un remède avant tout 

A l’origine, cet alcool dont la technique de fabrication n’a pas changé depuis la fin du XIXe, n’était pas destiné à être connu de tous, et encore moins commercialisé…

Nous partons pour Fécamp !
En 1510, l’histoire raconte que le moine bénédictin Dom Bernardo Vincelli, de l’abbaye de Fécamp, invente un breuvage supposé miraculeux qui guérirait n’importe quel malade. La recette est alors protégée par les moines de l’abbaye jusqu’à la révolution de 1789 où les grimoires ancestraux disparaissent. 

Ce n’est qu’en 1863 qu’un certain Alexandre Le Grand, un négociant en vin réputé, sauve des flammes un vieux grimoire du XVIe siècle. Passionné par ce trésor, il s’appliqua à percer le secret des moines fécampois en s’exerçant à reproduire les recettes du divin breuvage pendant plus d’un an.

 

Le secret révélé 

Alexandre Le Grand, croyant fermement au succès de la liqueur, construit en 1898 le Palais de la Bénédictine. Un édifice spectaculaire à la gloire de la boisson et pensé comme un palais. Dans un style à mi chemin entre le néo-gothique et le néo-renaissance, il y implante les codes des grands palais des rois du XVème avec des vitraux, de spectaculaires pièces, des sculptures et des oeuvres d’art. Bref, Alexandre a un peu la folie des grandeurs. 

Près à tout pour commercialiser la recette, il innove avec des publicités pour la liqueur dans les journaux, des expositions et marque l’esprit des consommateurs avec son édifice spectaculaire.

 

Et maintenant ? 

Actuellement, le palais reste l’unique lieu de production de la mystérieuse liqueur. L’espace distillerie est ouvert aux visiteurs, ainsi qu’une salle d’exposition qui accueille des oeuvres d’art contemporain. 

Le commerce d’Alexandre Le Grand a bien marché puisqu’encore aujourd’hui, les bouteilles de bénédictine sont exportées à 96% aux Etats-Unis et en Asie. 

 

Vous prendrez bien une petite goutte ?

 

Sources :
https://www.benedictinedom.com/fr/fr/flamboyant-palais/about-us/
https://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/les-secrets-de-la-benedictine-une-liqueur-tiree-dun-vieux-grimoire-4240147

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