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Sur les traces de 5 auteurs célèbres qui ont vécu à Rouen

La Normandie, et en particulier Rouen, est une terre de littérature … De nombreux auteurs y sont nés ou y ont résidé !

Aujourd’hui encore, leur passage dans la ville a laissé des traces … Rues, musées ou même salades portent leurs noms, et nous rappellent qu’ils sont passés par ici.

On vous donne les adresses, histoire de vous inspirer de nouvelles promenades littéraires !

CORNEILLE

Pierre Corneille est né en 1606 à Rouen, rue de la Pie, à deux pas de la place du Vieux Marché.

Il a vécu à Rouen jusqu’en 1662, avant de partir pour Paris. On peut visiter sa maison natale à Rouen, et sa résidence secondaire à Petit couronne !

Maison natale de Pierre Corneille

4 rue de la Pie, Rouen

Ce musée est situé dans la maison natale de l’auteur. C’est là qu’il écrivit ses pièces les plus connues, comme Le Cid. Son cabinet de travail est reconstitué avec des meubles du XVIIe et une belle bibliothèque.

Musée Pierre Corneille

502 rue Pierre Corneille, 76650 Petit-Couronne

Cette maison, acquise par le père de Corneille en 1608, était la résidence secondaire de la famille. L’auteur venait y profiter du calme.

La maison abrite le musée dédié au poète ainsi qu’un jardin potager du XVIIème siècle.

Lycée Corneille

L’auteur fait de brillantes études secondaires au collège de Bourbon, dirigé par les jésuites. Il remporte plusieurs prix et se découvre une passion pour l’éloquence des stoïciens latins et pour la pratique théâtrale, que les jésuites ont introduit dans les collèges dans une perspective pédagogique. L’établissement deviendra par la suite le lycée Corneille !

MOLIERE

Molière, dit Jean-Baptiste Poquelin, est né en 1622 à Paris. A 21 ans, il s’associe avec une dizaine d’amis pour former la troupe de l’Illustre Théâtre. Cette même année, en 1643, les jeunes comédiens se rendent à Rouen pour se produire pendant la foire Saint-Romain !

Puis la troupe part pour quinze années de pérégrinations à travers la France.

Molière revient à Rouen pendant six mois, en 1658. De Mars à Octobre, Molière et sa troupe jouent au Jeu de Paume des Braques, situé rue Saint Eloi.

Molière fait jouer à Rouen des pièces de Pierre Corneille, qu’il fréquente. A son retour a Paris, il joue une dizaine de pièces de Corneille.

Le doute demeure : Molière est il vraiment l’auteur de ses autres pièces ? Ou bien est-ce notre auteur rouennais qui lui a filé un petit coup de main pendant sa résidence rouennaise ?

On retrouve une Rue Molière à Rouen, et une plaque en sa mémoire rue Saint-Eloi !

FLAUBERT

Né en 1821 à Rouen, Gustave Flaubert a passé l’essentiel de sa vie en Normandie et principalement à Rouen. 

On trouve plusieurs lieux qui lui rendent hommage.

Le Musée Flaubert

51 rue Lecat, Rouen

Ce musée est situé dans le pavillon de l’Hotel Dieu. C’est là qu’est né Flaubert, et on peut y visiter sa chambre natale, où se trouvent des souvenirs de son enfance et des portraits de famille.

C’est aussi là que travaillait le père de Flaubert comme chirurgien. C’est pourquoi ce musée évoque également l’histoire de la médecine, du moyen âge au début du XXème siècle.

L’Hotel Littéraire Gustave Flaubert

33 rue du Vieux Palais, Rouen

Cet hôtel, situé à deux pas de la place du vieux marché, a pour vocation de faire découvrir et aimer l’oeuvre de Gustave Flaubert. La décoration de l’hôtel a été conçue pour lui rendre hommage et on trouve de nombreuses citations ou extraits de son oeuvre. Chaque étage est consacré à un livre en particulier de sa carrière. Les chambres sont personnalisées autour d’une œuvre, d’un personnage, d’un lieu ou d’un ami intime de Flaubert

Le Pavillon Flaubert

18 Quai Gustave Flaubert, 76380 Canteleu

Situé à Croisset, hameau de Cauteleux en bordure de Seine, près de Rouen, le Pavillon Flaubert constitue l’unique vestige de la propriété dans laquelle vécue Gustave Flaubert de 1843 à sa mort. C’est là qu’il écrivit l’ensemble de son oeuvre. Il aimait se rendre dans le pavillon pour admirer la Seine ou recevoir ses amis écrivains tels que Maupassant ou George Sand.

EXTRAIT

« Puis, d’un seul coup d’œil, la ville apparaissait. Descendant tout en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s’élargissait au-delà des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite d’un mouvement monotone, jusqu’à toucher au loin la base indécise du ciel pâle. Ainsi vu d’en haut, le paysage tout entier avait l’air immobile comme une peinture ; les navires à l’ancre se tassaient dans un coin ; le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines vertes, et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l’eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d’immenses panaches bruns qui s’envolaient par le bout. On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise. »  (Madame Bovary, Gustave Flaubert) 

HECTOR MALOT

Auteur de Sans famille et d’une soixantaine de romans pour adultes, Hector Malot est né en 1830 à La Bouille, tout près de Rouen.

Enfant, il est mauvais élève. A l’âge de 9 ans, il est envoyé par son père dans un pensionnat à Rouen. Il passe trois ans à l’institution Heudron et Lamardeley. En 1842, il entre au lycée Corneille, où Gustave Flaubert l’a précédé dix ans plus tôt.

Il poursuivra ensuite ses études au lycée Henri IV à Paris.

Une rue à Rouen porte le nom d’Hector Malot.

A la Bouille, on peut voir la maison natale d’Hector Malot, située sur le quai qui porte également son nom.

EXTRAIT 

« Sois certain que c’est sur la Seine que Mme Milligan a promené son fils malade, me dit il. – C’est ce que nous allons bientôt savoir, en faisant causer les gens du village qui est au-dessous. » Mais j’ignorais alors qu’il n’est pas facile d’interroger les Normands, qui répondent rarement d’une façon précise et qui, au contraire, interrogent eux-mêmes ceux qui les questionnent. « C’est-y un batiau du Havre ou un batiau de Rouen que vous demandez ? – C’est-y un bachot ? – C’est-y une barquette, un chaland, une péniche ? » Quand nous eûmes bien répondu à toutes les questions qu’on nous posa, il fut à peu près certain que le Cygne n’était jamais venu à La Bouille, ou que, s’il y avait passé, c’était la nuit, de sorte que personne ne l’avait vu. De La Bouille nous allâmes à Rouen, où nos recherches recommencèrent, mais sans meilleur résultat ; … » (Sans famille, 1878).

SIMONE DE BEAUVOIR

Simone de Beauvoir est née en 1908 à Paris. Après avoir réussi l’agrégation de philosophie, elle est nommée à Rouen et enseigne au lycée Jeanne d’arc de 1932 à 1934. Elle loue une chambre à l’hôtel La Rochefoucauld, puis à l’hôtel du Petit Mouton.

Le Café Le Métropole

111 rue Jeanne d’Arc, Rouen

Alors que Simone de Beauvoir travaille à Rouen, Jean-Paul Sartre enseigne lui au Havre. Ils se retrouvent fréquemment au café Le Métropole, à deux pas de la gare de Rouen.

C’est aussi là que Simone de Beauvoir à l’habitude de prendre son petit déjeuner, en lisant des journaux achetés à la gare, avant de se rendre au lycée Jeanne d’Arc.

La Brasserie Paul

1 place de la Cathédrale, Rouen

Durant son séjour rouennais, Simone de Beauvoir prend l’habitude d’aller à la Brasserie Paul.

Elle écrit d’ailleurs sur le lieu dans La Force de l’Age : « Je travaillais, je corrigeais des copies, je déjeunais à la brasserie Paul, rue Grand-Pont. C’était un long corridor, aux murs recouverts de glaces écaillées ; les banquettes de moleskine cachaient leur crin ; au fond, la salle s’élargissait, des hommes jouaient au billard et au bridge. Les garçons s’habillaient à l’ancienne, en noir, avec des tabliers blancs, et ils étaient tous très vieux ; il y avait peu de clients parce qu’on mangeait mal. Le silence, la nonchalance du service, l’antique lumière jaunie me plaisaient. […] un endroit où on se sent à l’abri de tout. Cette vieille brasserie défraîchie jouait ce rôle. […] Je m’y installais en sortant du lycée, vers quatre ou cinq heures, et j’écrivais. »

Aujourd’hui, la salade « comme l’aimait Simone de Beauvoir » lui rend hommage !

 

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