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Le Cancan, l’adresse incontournable des épicuriens

Aujourd’hui pour notre table de la semaine, on vous a sorti le grand jeu ! Après la montée des marches de Cannes, on foule le tapis rouge du restaurant le Cancan.

Direction la Place du Vieux ! On n’y trouve pas que des bouis-bouis attrape-touristes, il y a aussi de très belles adresses qui mettent en avant la cuisine et leur amour du produit.
Pour l’ambiance, on profite d’une belle terrasse calme où la verdure côtoie les lanternes en bambou et les fleurs exotiques. Un petit havre de paix loin de l’agitation du marché.

Sur un côté de la carte, on salive sur les propositions de tapas comme les blinis de saumon avec une crème fouettée à la vodka, les gambas croustillantes ou le jambon ibérique, à déguster avec un bon verre de vin.

Sur l’autre, on passe aux choses sérieuses avec un menu entrée+plat+dessert à 32€.
Au choix, 3 entrées, 5 plats et 5 desserts, une concision qui signe une qualité certaine car plus carte est courte, plus on s’assure la fraîcheur des produits. Ajoutez à cela qu’elle change et évolue en fonction des saisons… miam !

 

On ouvre les hostilités avec deux petits amuse-bouches au parmesan et citron yuzu, accompagnés d’un bon verre de vin de Loire à la fois corsé et fruité. Agréable et pas sec, on ramasserait presque discrètement les miettes du bout du doigt.

En entrée, on fond pour une soupe froide de saison à la betterave jaune avec un cru/cuit de chiogga (une betterave rose et blanche) accompagné d’un sorbet betterave balsamique. La betterave passe par tous les états en un seul plat !

Visuellement, ça ne manque pas de panache ; une bonne nouvelle quand on sait que l’être humain mange d’abord avec les yeux. On déguste notre entrée présentée dans de petites sphères en deux services.
La soupe de betterave jaune avec ses croûtons et sa ciboulette fraîche, ressemble à un joli petit jardin qui mélange le orange, le vert et le jaune. Au palais, on adore cette soupe qui surprend nos papilles par son côté très doux et sucré, avec un bon goût de reviens-y.


Mais la vraie trouvaille, c’est cette glace de betterave rouge avec ses notes onctueuses et crémeuses, poussées par un twist de balsamique. Ajoutez-lui le côté très terreux de la betterave chiogga, c’est un vrai relief que vous donnerez à cette entrée qui fleure bon la campagne.

Pour mon accompagnateur du jour, on se la joue grand prince avec le foie gras du chef en deux textures, poivre timut et sa brioche.
Le foie gras est fait maison, d’un côté une belle tranche surmontée d’une gelée à la poire, de l’autre une mousse plantée d’allumettes de poire fraîche. Juste pour le plaisir, on a posé le tout sur une brioche maison.
Bien salée et poivrée, la tranche de foie gras se tient très bien et se mêle délicatement aux saveurs du fruit. Quant à la chantilly, elle est légère et bien assaisonnée. Malgré la richesse du produit, cette entrée est toute en légèreté.

Pour les plats, c’est la bataille entre le boeuf et la volaille !
D’un côté, on opte pour le magret de canard, avec une purée de pommes de terre agatha accompagnée d’agrumes. Un plat raffiné qui trouve ses racines dans notre bon terroir normand. De l’autre, on passe Outre-manche pour déguster une belle entrecôte de Black Angus fumée au foin. Entre les patriotes de la gastronomie et les expats’ de la bidoche, il y a de quoi tailler le bout de gras !

Dans notre assiette, une très jolie présentation avec un magret cuit à basse température pour garder toute sa tendresse et sa puissance en bouche. La peau est croustillante, presque caramélisée, la chair est rosée à cœur accompagnée d’un petit jus de viande corsé comme il faut… c’est un véritable régal. Dessous, on trouve une purée ponctuée d’un petit paysage arboré de suprêmes de pamplemousse, orange et citron. Un bon mixe, puisque le canard se marie très bien avec les agrumes.

L’entrecôte arrive sous cloche car elle est fumée au foin au dernier moment (entre la cuisine et la table), ce qui permet d’imprégner la viande d’un bel arôme atypique et subtil.
La viande, une Black Angus (la Rolls Royce du monde bovin), cette belle vache noire venue qui semble tirer son épingle du jeu dans les plus grands restaurants. Une viande maturée, très juteuse et avec une longueur en bouche qui ravira les plus fins carnivores.
Pour arroser tout ça, on nappe gentiment d’une sauce au poivre avec un bon goût de crème pour plus de générosité.

Les frites sont taillées en bûche pour un aspect et un goût plus rustique. En gros, c’est la version gastronomique d’un très bon steak frite.

On termine tout en douceur avec un dessert très estival consacré à la rhubarbe.

Une présentation très graphique toujours appréciable avec une demi-lune de petits beurres émiettés dans lesquels on a intercalé des billes glacées ylang ylang/rhubarbe, surmontées d’une fine tranche de fruit avec une petite chantilly acidulée. Ajoutez une compotée de rhubarbe et quelques points de coulis, tout un programme.

On passe nos petites billes sous la langue, la fleur d’ylang ylang apporte rondeur et fraîcheur au côté acide de la rhubarbe, c’est un goût nouveau pour notre palais qui s’est laissé surprendre par ce ton floral. On aurait peut-être mis un peu plus de rhubarbe pour donner plus de peps. La compotée est délicieuse, avec ce qu’il faut en acidité et en sucre. C’est un dessert tout en finesse et en poésie.

En face de nous, on craque pour la gourmandise normande à l’état brut avec le dessert signature de la maison Le Cratère ! Le nom peut paraître un peu enfantin, mais croyez-nous il joue dans la cour des grands.

Dans une sphère transparente, on trouve des petits beurres en morceaux avec des pommes normandes en cubes, surmontés d’une glace à la confiture de lait pour le côté totalement régressif. La sphère est chapeautée d’un couvercle de chocolat noir que l’on fait fondre avec un coulis au caramel beurre salé.
Pas besoin de vous faire un dessin, le choc de la rencontre ne laisse personne indifférent. Les petits beurres et les pommes apportent du croquant et de la mâche, pendant que le mélange chocolat-caramel salé et confiture de lait nous ramène aux origines de la gourmandise. C’est un dessert copieux et sucré qui fera fondre les amateurs de douceurs.

 

Verdict : c’est une très jolie adresse qui revisite habillement les grands classiques et sait nous surprendre avec une cuisine de saison tout sauf ennuyeuse. Épicuriens en mal de nouveauté ou fins gourmets qui cherchent une nouvelle cantine, le Cancan est un savoureux mélange des genres.
On a adoré cette table idéale pour un dîner en amoureux ou un afterwork atypique.

Niveau tarif : on est sur une fourchette assez haute qui se justifie par la qualité du service en salle, des produits et de la cuisine. Tout est raccord !
Comptez 22€ pour un plat, 32€ pour un menu complet. Entre 9 et 15€ pour les tapas.

A savoir : le chef à mis au point un menu totalement végan pour les amoureux des animaux.

Le Cancan
Ouvert tous les jours de 12h à 14h et de 18h à 23h30
43 Place du Vieux Marché, 76000 Rouen
02 35 15 54 34

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