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6 histoires sulfureuses qui ont marqué la Normandie

Nous vous avons dégoté 6 histoires sulfureuses qui ont fait tressaillir les Normands, et parfois même, la France entière.

Entre chefs vikings, duc de Normandie, rumeurs croustillantes, faits-divers, têtes couronnées ou grands écrivains, les Normands n’ont jamais eu la langue dans leur poche !

Scandaleusement votre…

 

La débauche, à l’origine de la création de la Normandie

La Normandie doit son origine et son nom aux vikings. Rollon, un chef viking, après avoir parcouru monts et mers, fonde la Normandie en l’an 911 et devient alors le premier chef de la région. Quelle est la cause des migrations vikings ? Pour l’historien Dudon, ces migrations trouvent leur origine dans la surpopulation en terres vikings, qui rendit nécessaire le départ vers d’autres terres. Cette surpopulation est du à une pratique, chez les païens, de la débauche.

« Ces peuples, en proie à une sexualité sans aucune retenue, font violence à un grand nombre de femmes en s’unissant à elles d’une manière particulièrement honteuse. En conséquence, par ce commerce indigne dans des unions illicites, ces peuples engendrent une descendance innombrable ».

Les fils revendiquent leur part du patrimoine et entrent en conflit avec leurs pères. Le roi met alors en pratique une antique coutume, obligeant une grande partie des jeunes à quitter définitivement le pays. C’est ainsi qu’ils arrivèrent près de la Seine et qu’ils fondèrent la Normandie …

 

Guillaume Le Conquérant ou Guillaume le Bâtard

Guillaume est né à Falaise vers l’an 1027, et mort à Rouen en 1087. Il est le fils de Robert Le Magnifique et d’Arlette de Falaise. On le surnomme Guillaume le Batard car sa mère n’est qu’une des nombreuses copines de Robert.

En ce début de millénaire, la Normandie était encore régie par les lois Vikings, qui autorisaient les hommes à avoir plusieurs épouses. On les appelait « Frilla » ou « More Danico », ou encore « danesche manere » en Normand, ce qui veut dire « mère danoise ». Par les Normands, elles sont reconnues comme étant totalement légitimes. Mais l’Eglise Chrétienne ne les reconnait pas, et on surnomme les enfants nés de ces mariages des « bâtards ».

C’est parce que Robert considérait Guillaume comme son fils qu’il le désigne son successeur après sa mort en 1035.

 

Richard Cœur de Lion préférait les hommes

La sexualité de Richard coeur de Lion, roi d’Angleterre et duc de Normandie, continue d’intriguer les historiens. Aucune source ne permet d’affirmer l’homosexualité du roi mais quelques faits laissent planer le doute.

D’abord, il se fiance avec Adélaïde, fille du roi de France Louis VII. Mais le mariage, prévu en 1169, est sans cesse repoussé.

Richard lui préfère son frère, le roi Philippe II, qu’il fréquente depuis l’enfance. En 1189, tout juste nommé roi d’Angleterre, Richard décide de quitter ce nouveau pays et embarque avec lui son ami Philippe pour une nouvelle croisade chrétienne. Lors de ce long et périlleux voyage, ils renforcent leur lien .

Sur la route, Richard séduit les femmes. Il est beau, très grand pour l’époque. Mais visiblement insensible aux charmes féminins, Richard partage sa couche avec Philippe.

En 1191, Richard se fait flageller pour un péché d’ordre sexuel. Il s’inflige les pires punitions en guise de pénitence pour cause de « sodomie ».

Il se marie ensuite aussitôt après avec Bérangère, la fille du roi de Navarre, mais l’union reste stérile.

 

Le scandaleux secret caché en Normandie par la Princesse Sissi

Nous sommes en 1875 et les rumeurs sur la présence de l’Impératrice d’Autriche se rependent comme une traînée de poudre dans le petit village de Sassetot-le-Mauconduit.
Certains l’auraient aperçu galopant à travers les champs des honnêtes paysans, saccageant leurs labours. D’autres la disent trop occupée à accompagner sa fille, Marie-Valérie, aux bains car la santé de la petite est fragile. Bref, tout Sassetot est en ébullition face à toute la cour de la reine la plus célèbre d’Europe, se demandant pourquoi cette dernière s’est exilée si loin de Vienne ? Serait-ce vraiment pour profiter du bon air du Pays-de-Caux ?

Il semblerait que la véritable raison de ce si long séjour soit les mœurs légères de la Princesse Sissi. Celle-ci porterait l’enfant son amant (dont nous ne sommes pas certains de l’identité) et doit accoucher dans le plus grand secret en Normandie. Après la naissance de la petite Caroline, elle repartit prétextant une chute de cheval. L’enfant ne sera jamais évoqué et confié à ses dames de compagnie.

C’est Marie Larisch, la nièce de Sissi qui aurait été témoin de cette naissance, à moins qu’elle n’ait répandu cette rumeur par vengeance… . Mais Caroline elle-même n’aura de cesse de chercher à prouver l’identité de sa célèbre mère, allant jusqu’à Sassetot pour trouver son acte de naissance. 

 

Boule de Suif, le fait divers qui inspira la littérature Normande

On connait l’histoire de Maupassant, Boule de Suif. On sait moins qu’elle a été inspirée par un fait divers, survenu pendant la guerre franco-prussienne de 1870-71. Le fait divers parait dans Le Journal du Havre, le 5 Janvier 1871 :

« Une jeune comédienne, voyageant entre Rouen et Dieppe, fut arrêtée par un officier prussien à Tôtes, qui la conduisit dans l’auberge voisine pour vérifier ses papiers. Elle ne reparut que le lendemain matin et les voyageurs comprirent, en voyant le trouble de la jeune femme, ce qui s’était passé. » La genèse de la nouvelle est là.

L’histoire se déroule pendant la guerre de 1870. Après la débâcle de l’armée française, Rouen est envahit par les Prussiens. Un groupe de dix personne fuit la ville pour rejoindre Dieppe, à bord d’une diligence. Parmi les voyageurs se trouve Élisabeth Rousset dite Boule de Suif, « une de celles appelées galantes », dont la présence dérange les bourgeois. Mais c’est la seule à avoir pensé à prendre des provisions et elle les partage avec ses compagnons de voyage. Le soir, la diligence s’arrête dans une auberge de Tôtes, dans laquelle se trouvent des Prussiens. L’officier occupant interdit aux voyageurs de repartir, sauf si Boule de Suif accepte ses avances. La jeune femme commence par résister mais finit par céder. Elle n’a pas le choix, pour libérer ses compatriotes.

Ce fait divers bouleversa toute la Normandie et fût repris par la presse de l’hexagone. Sa popularité l’amena a être adapté dans la célèbre nouvelle de Maupassant portant le sobriquet de la généreuse prostituée. Cette oeuvre fut qualifiée de « chef d’oeuvre » par Flaubert.

 

 Simone de Beauvoir, le scandale de l’étudiante du lycée Jeanne d’Arc

Simone de Beauvoir, professeure au lycée Jeanne d’Arc de Rouen, eut une liaison avec une de ses anciennes élèves, Olga Kosakiewicz, en 1935. Sartre tombe également fou amoureux de la jeune fille qui refuse ses avances.
Simone de Beauvoir s’inspire d’Olga et du trio qu’ils forment avec Sartre pour créer son personnage de Xavière dans son premier roman L’Invitée, écrit entre 1938 et 1945. Beauvoir raconte peu la rencontre entre Françoise (elle-même) avec Xavière, qui est donc inspirée de son ancienne élève Olga, mais la décrit ainsi : « c’était un petit personnage déconcertant : avec ce béret qui cachait ses cheveux blonds, elle avait presque une tête de garçonnet ; pourtant c’était un visage de jeune fille qui avait charmé Françoise six mois plus tôt. » A travers le personnage de Xavière, Beauvoir donne une image fort négative de Rouen : « Je hais cette ville crasseuse, et les gens dans les rues avec leurs regards comme des limaces » (p. 24).

On peut imaginer que Simone de Beauvoir amena Olga dans la brasserie Paul, sa brasserie fétiche, dans laquelle on peut encore déguster une salade « comme l’aimait Simone de Beauvoir ». Dans la Force de l’âge (première partie, chapitre trois), elle écrit :

« Mes autres collègues étaient encore plus rébarbatives qu’à Marseille, et je ne les approchai pas ; quant aux plaisirs de la promenade, j’y avais renoncé d’avance : civilisée, pluvieuse et fade, la Normandie ne m’inspirait pas. Mais la ville avait ses charmes : de vieux quartiers, de vieux marchés, des quais mélancoliques. J’y pris vite mes habitudes. Une habitude c’est presque une compagnie dans la mesure où une compagnie n’est bien souvent qu’une habitude. Je travaillais, je corrigeais des copies, je déjeunais à la brasserie Paul, rue Grand-Pont. C’était un long corridor, aux murs recouverts de glaces écaillées ; les banquettes de moleskine cachaient leur crin ; au fond, la salle s’élargissait, des hommes jouaient au billard et au bridge. Les garçons s’habillaient à l’ancienne, en noir, avec des tabliers blancs, et ils étaient tous très vieux ; il y avait peu de clients parce qu’on mangeait mal. Le silence, la nonchalance du service, l’antique lumière jaunie me plaisaient. […] un endroit où on se sent à l’abri de tout. Cette vieille brasserie défraîchie jouait ce rôle. […] Je m’y installais en sortant du lycée, vers quatre ou cinq heures, et j’écrivais. »

 

Sources :

Rollon, le chef viking qui fonda la Normandie par Pierre Bouet

http://www.lafabuleuseepopee.com/guillaume-le-conquerant/

http://www.histoire-normandie.fr/richard-coeur-de-lion-en-5-faits-meconnus

Boule de Suif, Maupassant

http://altersexualite.com/spip.php?article661

Histoires Vraies En Normandie par Anne-Sophie Ehrhart 

 

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