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5 anecdotes sur Rouen qui vont vous filer la chair de poule

En ce début 2018, le froid nous fait frissonner et on a décidé d’en rajouter encore un peu avec quelques histoires sur Rouen à vous donner la chair de poule.

Nous avons sélectionné 5 anecdotes sur Rouen et ses environs, entre réalités historiques et vieilles légendes, à se raconter le soir au coin du feu pendant nos longues soirées d’Hiver …

 

LA GARGOUILLE DE ROUEN

Vous connaissez tous les gargouilles, ces figures de pierres sculptées évacuant de l’eau et représentant le plus souvent un animal monstrueux. Vous savez bien … Les amis de Quasimodo … !

Mais la gargouille est aussi le nom d’un animal légendaire : un dragon monstrueux qui a été vaincu par un évêque de Rouen du nom de Saint-Romain.

On raconte que ce dragon vivait dans les marécages de la rive gauche de Rouen et terrorisait tous les habitants de la ville. L’Evêque Saint Romain, Saint Patron de la ville de Rouen fut le seul à se porter volontaire pour aller combattre la créature.

Il chercha quelqu’un pour l’accompagner mais ne trouva personne, à l’exception d’un condamné à mort qui n’avait plus rien à perdre. Ils arrivèrent devant la bête et firent le signe de croix qui pétrifia immédiatement La Gargouille. Elle fut attachée et trainée jusqu’au centre ville, puis brûlée devant la Cathédrale. On jeta les cendres dans la Seine, depuis le Pont Saint Pierre. Le condamné à mort qui accompagnait Saint Romain fut gracié.

Cette légende serait née afin de justifier la libération annuelle, le jour de l’ascension, d’un condamné à mort. Ce sont les chanoines de la Cathédrale de Rouen qui, vers la fin du XIVème siècle, inventèrent cette histoire.

 

LE TOUR D’ABANDON

Rue Germont, à l’entrée du CHU, on observe une étrange lucarne vitrée à un mètre du sol, encastrée dans la pierre du bâtiment. On peut y lire « Tour de l’hospice général de Rouen qui servit à l’exposition des enfants abandonnés au cours du XIXeme siècle. En 1831, le tour a reçu 900 enfants ».

Les tours d’abandons étaient répandus dans la France entière mais il s’agit de l’un des derniers que l’on peut encore trouver.

Aussi appelés « fenêtres à bébé », il s’agit d’un cylindre ouvert sur l’extérieur dans lequel les mères pouvaient déposer leur enfant non désiré. On faisait ensuite pivoter le tour et le bébé se retrouvait de l’autre côté du mur, à l’intérieur de l’hospice. Les sœurs venaient le recueillir une fois la cloche sonnée.

Si cette façon de laisser son bébé peut paraitre un peu sordide, ce système avait néanmoins été crée afin de lutter contre l’infanticide, ou des avortements réalisées dans des conditions dangereuses pour la santé des femmes.

 

L’AITRE SAINT MACLOU ET LE CHAT EMMURE

 « Relativement à la très-étrange et pourtant très-familière histoire que je vais coucher par écrit, je n’attends ni ne sollicite la créance. Vraiment, je serais fou de m’y attendre dans un cas où mes sens eux même rejettent leur propre témoignage. Cependant, je ne suis pas fou, – et très-certainement, je ne rêve pas »  

C’est pas ces mots que commence la nouvelle d’Edgar Allan Poe, Le Chat noir, à laquelle on pense inévitablement lorsqu’on creuse un peu l’histoire de l’Aître Saint Maclou.

Classé monument historique, il s’agit d’un lieu étrange, dont l’histoire remonte à 1348, durant la Grande Peste noire. Elle tua trois-quarts des habitants du quartier et il devint nécessaire d’ouvrir un nouveau cimetière. Il constitue aujourd’hui l’un des rares exemples d’ossuaire de ce type en Europe. Le décor du lieu est très particulier. Les poutres sont décorées de motifs macabres : crânes, ossements, outils de fossoyeur, objets de culte dans les rites mortuaires. Il s’agit du dernier exemple de cimetière charnier de France depuis la destruction du cimetière des Innocents à Paris en 1786. De nouvelles fouilles archéologiques ont été entreprises en 2016 et 2017 et de nombreux squelettes ont été découverts.

Près de la porte d’entrée, on trouve un squelette de chat, découvert dans un mur. Il s’agissait en fait d’un chat noir (le diable) enfermé vivant dans la maçonnerie pour éloigner le mauvais sort…

L’Aître Saint-Maclou, 184, rue de Martainville, est ouvert tous les jours de 9h à 18h.

 
LE MOINE REPENTI DE LA RUE EAU-DE-ROBEC

Le duc de Normandie Richard Sans Peur, fils de Robert le Diable, fut un jour pris à témoin par un ange et le diable. Il avait une si bonne réputation que même le Diable écoutait ses conseils.

L’histoire commence à Rouen, dans l’abbaye de Saint-Ouen. Un moine très pieux y vivait, jusqu’au jour où il tomba fou amoureux d’une jeune femme venue prier à l’église. Très vite, il ne fit plus que penser à elle et il réussit à obtenir un rendez-vous avec la jeune femme.

Une nuit, il sortit de l’abbaye à pas de loup pour la retrouver. Sur son chemin, il emprunta la planche qui enjambe la petite rivière du Robec. Il glissa, tomba dans l’eau et se noya !

Aussitôt, le diable s’empara de son âme. Trouvant cela injuste, un ange intervint et lui demanda l’âme du moine. Ils entamèrent alors un débat. Le diable refusait de rendre l’âme, sous prétexte que le moine était en chemin vers le péché mortel. Mais l’ange répondait que le péché n’avait pas été consommé. N’arrivant pas à trancher, ils décidèrent de demander au duc Richard Sans peur de prendre une décision.

Il ordonna : «  Remettez l’âme dans le corps de ce malheureux et voyons ce qu’il fera. s’il poursuit sa route, il est pour le diable. S’il rebrousse chemin, je veux qu’on le laisse en paix ».

C’est alors que le moine, revenu à la vie, courut pour rejoindre son abbaye. Il vécut le reste de sa vie dévotement, en parfait religieux !

 

LES ÉNERVÉS DE JUMIEGES

On raconte que le roi Clovis, tout juste marié à une esclave achetée en Angleterre, du nom de Bathilde, entreprit un pèlerinage en Terre Sainte. Père de deux garçons, il chargea son fils aînée de tenir l’administration du pays pendant son absence. Mais très vite ce dernier se révolta et entraîna son frère cadet avec lui, dans le but de prendre le pouvoir. La reine Bathilde prévient le roi du complot et il se résolu à faire demi-tour.

Les fils de Clovis furent prisonniers et il fut décidé de les punir là où ils avaient pêché. On décida de leur administrer un antique supplice connu des Romains : l’énervation. Le bourreau brûla les nerfs des jambes des deux condamnés. La légende raconte que pendant la torture, le repentir pénétra dans leur cœur.

Comme ils ne pouvaient plus bouger, les deux frères furent allongés dans une barque, sans gouvernail ni rames, et pris de pitié, les parents décidèrent de les remettre à la grâce de Dieu.

La barque fut bercée par la Seine et arriva près de Rouen, s’échouant dans un marécage au pied du monastère de Jumièges. Ils furent recueillis et devinrent moines dans le monastère, y passant le reste de leur vie.

Cette anecdote n’est qu’une légende, car Clovis II qui est mis en scène dans cette histoire est mort à 23 ans, trop jeune donc pour avoir des enfants en âge de se révolter contre lui.

Mais l’histoire inspira les artistes. On peut admirer une réplique du premier tableau d’Evariste Luminais, qui fut exposé au Salon de 1880, au Musée des Beaux arts de Rouen. Il représente les énervés de Jumièges dérivant dans leur barque.

 

A découvrir :

Guide Secret de Rouen et de ses environs, André Degon, Editions Ouest-France, 2017

Sources :

Guide Secret de Rouen et de ses environs, André Degon, Editions Ouest-France, 2017

https://caroline1970.wordpress.com/2007/08/27/la-gargouille-de-rouen/

http://mbarouen.fr/fr/oeuvres/les-enerves-de-jumieges

http://jumieges.free.fr/enerves.htm

https://parciparla.fr/tour-d-abandon/

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