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3 livres d’auteurs Rouennais à bouquiner en terrasse

livre rouen

Corneille, Flaubert, Maupassant …
Qu’ils soient nés à Rouen ou juste de passage, les plus grands auteurs de la littérature française se sont inspirés de notre ville pour écrire leurs histoires.

Mais eux, c’était avant.
Aujourd’hui, notre ville peut encore se vanter de ses écrivains.
On vous faire découvrir trois livres d’auteurs rouennais, à dévorer sans modération.

1 / LE COMPLEXE DE LA MAIN DROITE de Nicolas Batista

Une histoire d’amour disséquée finement écrite et analysée, qui vous permettra de mieux comprendre tous les rouages de vos histoires passées, présentes ou futures …

Genre : Je t’aime, moi non plus.

Résumé :
Arthur et Stella. Un garçon, une fille. Avant, Arthur aimait Sabrina et Stella aimait Francois. Tout ça, c’est terminé. Un jour, Arthur et Stella se rencontrent. Ils commencent une histoire d’amour, ils la vivent, et puis ils la terminent. Mais plutôt que de se concentrer sur les actions, le roman nous plonge dans l’esprit de ses personnages. La première partie nous fait entrer dans la tête d’Arthur, la deuxième dans la tête de Stella.
La quatrième de couverture nous résume très simplement, et parfaitement, ce roman. Le complexe de la main droite, « Ce n’est pas une histoire de masturbation. C’est une histoire d’amour disséquée ».

L’auteur
Nicolas Batista a 28 ans et habite Rouen depuis sa naissance. Il écrit pour le magazine « Le torchon » (http://associationagenda.wixsite.com/letorchon), s’investit dans l’association qu’il a crée avec des amis « Le Diable au corps » et donne des coups de main au restau « La Conjuration des fourneaux ». On apprend beaucoup sur lui à travers le personnage d’Arthur dans ce roman.

L’idée
« J’ai commencé à penser à ce roman il y a plusieurs années. Ca fait sept ans que j’avais le titre en tête. Je suis quelqu’un qui réfléchit beaucoup, qui s’interroge, qui analyse constamment les gens et les relations humaines. J’avais envie de faire un livre pour exorciser un peu tout ça. »
Ce récit, qui mélange psychologie et analyses, permet à l’auteur de mettre au clair ses questionnements sur l’individu, sur l’amour, sur la façon dont se construit et se déconstruit une relation. « Ce n’est pas une autobiographie, mais je me suis beaucoup inspiré des histoires d’amour que j’ai pu avoir. »

Rouen dans l’histoire
L’histoire se déroule dans une ville inconnue, aucun nom n’est mentionné. « Effectivement, j’ai imaginé Rouen en écrivant, en pensant aux places et aux rues, mais j’ai voulu entretenir un flou pour que le lecteur soit libre d’imaginer ce qu’il veut. Depuis, certains me demandent si telle place dans tel chapitre est bien la place qu’ils s’imaginaient. C’est assez drôle. »
Nicolas avoue avoir longtemps fui Rouen, avant d’y revenir : « Je me disais que vivre dans la ville où tu es né était une sorte d’échec social. Mais j’y suis finalement revenu, en essayant le plus possible de me l’approprier. J’aime connaître les détails, les rues, les raccourcis, les barmans et le plus de gens possible. Rouen est une petite ville remplie de personnages intéressants; j’aime l’idée de m’y intégrer pleinement. »

Un livre play-list
Chaque chapitre porte le nom d’un titre de chanson… Nicolas nous explique : « Les chansons n’ont pas un lien systématique avec la partie dont elles ont la responsabilités, mais elles sont souvent les chansons que j’écoutais au moment de l’écriture.Je pense que la musique est là également parce que j’ai réfléchi à l’histoire comme on pense à un film, et que la bande son est primordiale pour rendre le film agréable. »

On navigue entre David Bowie, Juliette Armanet, Etta James, Christophe, Son Lux et John Butler Trio … Ce roman a tout pour nous faire découvrir de nouveaux sons, que vous pouvez retrouver en play-list sur youtube !

Pour découvrir la bande son du livre :
Partie 1 : https://www.youtube.com/playlist?list=PLM2g7FbCndC6V9fw6Ge5duo3sv6mi5vcA
Partie 2 : https://www.youtube.com/watch?v=hC8CH0Z3L54&list=PLM2g7FbCndC4yLrkFOQ6yUt_ReTXQBJLE
Partie 3 : https://www.youtube.com/watch?v=QZXTAxnXMeg&list=PLM2g7FbCndC7y7R7AuWjulmb5J0p71APz
Partie 4 : https://www.youtube.com/watch?v=3t0w4W_UeHY&list=PLM2g7FbCndC4k4yDlrbyHGxJAADM9hUN6

L’édition
L’édition du livre a été financé en financement participatif, grâce à Ulule.
Un financement revendiqué par l’auteur, qui ne souhaitait pas passer par un éditeur classique. La débrouille, l’autogestion, c’est d’ailleurs un peu sa philosophie de vie.
Grâce à Ulule, il a récolté 1400 euros qui lui ont permis d’imprimer le livre.

Où le trouver
Vous pouvez trouver le roman au Diable au corps, 100 rue Saint Hilaire.
Ou en contactant directement Nicolas Batista par mail : nicolasbatista18@gmail.com
Ou sur Facebook : Molluscum Contagiosum

L’actu
Pour le moment, Nicolas a mis l’écriture de côté pour se consacrer à des projets plus militants. Mais il a plusieurs idées en tête, et il a déjà commencé un deuxième roman. « Il faut juste que je trouve du temps et le même besoin viscéral qui m’avait poussé à écrire le premier. Pour moi ce n’est pas une obligation, peut-être que ça reviendra, peut-être que ce n’était qu’un one-shot, dans tous les cas je suis content d’avoir été au bout de ce projet qui me tenait à coeur. »

Extrait
Elle repensait aux rues qu’elle traversait en rentrant chez elle, ses rues qui lui avaient inspiré maintes choses durant toutes ses années, ses rues qu’elle avait emprunté à différents moments de sa vie et qui, selon l’époque, s’associaient à différents contextes et souvenirs. Elle se rappelait de l’époque où cette rue, la longue rue dans laquelle vivait Arthur, lui évoquait surtout le fameux bar qui fermait plus tard que les autres et où elle finissait toutes ses soirées trop arrosées, où elle avait vu des couples se former, où elle avait renversé son verre accidentellement sur une autre cliente qui lui avait agrippé les cheveux et qu’on avait été obligé de sortir du bar de force. Plus tard, elle associait cette rue au parc public qui la terminait, et dans lequel elle avait passé tout un été à y lire et à y réviser des concours, seule ou accompagnée, et à mesure qu’elle y marchait à cette autre époque qui nous intéresse, elle aurait voulu se retourner, remonter la rue jusqu’à ce qu’elle atteigne le parc, s’y asseoir et s’attendre, patienter jusqu’à ce qu’elle apparaisse, plus jeune, d’un autre espace temps, avec ses livres et ses notes qu’elle avait oublié depuis, pour s’observer et reprendre le contrôle sur ce temps qui filait trop vite.e
(…) Elle arrivait en bas de celle-ci, au croisement avec une autre rue remplie de souvenirs. Elle patientait au feu, attendant son tour, appréciant le soleil brûlant. Sentant l’immense artère derrière elle, elle ne pouvait s’empêcher de se demander combien de temps elle resterait pour elle, la rue d’Arthur. Bientôt peut-être, elle serait la rue d’un homme avec qui elle avait passé une soirée agréable. Et puis, dans plusieurs années, tout autre chose encore.

 

2/ KARST, de David Humbert

On suit l’enquête ardue de Paul Kluber dans les eaux de Rouen en attendant la réponse l’eau à la bouche. Le lieutenant, lui, ne boit pas que de l’eau et aime savourer une bonne bière en terrasse … Un personnage attachant que nous prenons plaisir à suivre au fil des énigmes qu’il doit résoudre.

Genre : Partie de CLUED’EAU

Résumé :
Trop curieux, trop honnête. Pour le lieutenant Paul Kluber, la sanction est un aller simple Paris-Rouen, avec affectation dans un commissariat de quartier de la cité normande, sa ville natale. Les premiers dossiers n’ont pas de quoi faire vibrer cet ex du quai des Orfèvres : promeneurs agressés dans les bois, ouvriers en colère pour cause de plan social … Mai un matin, les robinets des Rouennais commencent à crachoter de l’eau en Technicolor. Rose pâle, puis vert fluo. Quelqu’un polue les sources. Du ministère de la Santé à la Préfecture, on met la pression : il faut éviter l’affolement des usages et stopper la crise. A cent à l’heure sur sa vieille Honda ou suspendu en spéléo au coeur des grottes, Kluber doit à tout prix découvrir le secret des profondeurs de la craie, le secret du karst. Du suspens, du rythme , et un propos solide irriguent ce polar limpide sur l’eau et ceux qui la protègent.

L’auteur
David Humbert a 45 ans et a vécu à Rouen pendant plus de 16 ans. Géologue de formation, il était chargé de la protection des ressources en eau à l’agence de l’Eau Seine Normandie jusque fin 2017. Egalement journaliste scientifique, il collabore à différents magazines (notamment Science et Vie) sur les questions d’environnement. Karst est son premier roman policier.

L’idée
« Elle m’est évidemment venue de mon travail à l’agence de l’eau. En cas de pollution, on doit mener une sorte d’enquête pour remonter à son origine, à sa source. J’y voyais des similitudes avec une démarche policière. En tant qu’hydrogéologue, j’avais déjà toute la documentation en tête ! »

Rouen dans l’histoire
Quand il écrivait Karst, David Humbert travaillait à Rouen. C’est donc là qu’il a choisit de situer l’intrigue du livre. « J’avais le décor de Rouen sous les yeux. Je ne dirais pas que j’ai choisi la facilité, mais souvent on parle mieux de ce qu’on connait bien. J’aime flâner dans les rues, et observer les comportements de habitants. C’est ce que fait mon personnage principal dans le livre. Et j’aime aussi partager des anecdotes sur la ville, son histoire, la façon dont elle évolue. »

L’édition
David Humbert a envoyé son manuscrit à plusieurs éditeurs et Liana Levi lui a répondu au bout de quelques mois. « J’en suis très heureux : c’est une maison à taille humaine, qui prend soin de ses auteurs et qui est réputée pour son exigence et la qualité de ses publications. Elle m’a accompagné avec bienveillance dans la finalisation du roman, sans jamais m’imposer quoi que ce soit ou tenir la plume à ma place, mais plutôt en me faisant comprendre par moi-même là où je devais aller. J’ai beaucoup appris avec mon éditrice. »

Où le trouver
A la librairie L’Armitière.
A la Fnac : https://livre.fnac.com/a10311577/David-Humbert-Karst
Sur Amazon : https://www.amazon.fr/Karst-Liana-Levi/dp/2867469236

L’actu
Karst sortira en poche le 24 Mai, aux éditions Points.
David Humbert sera au festival Polar à la plage, au Havre les 16 et 17 Juin.
Actuellement, il écrit une nouvelle, un roman court d’anticipation. Et il s’attaquera ensuite à la suite des aventures de son lieutenant Paul Kubler. Toujours à Rouen, mais une grand part de l’action prendra place en Basse-Normandie.

Extraits :

« La Seine a toujours matérialisé la fracture sociale. Rive gauche les ouvriers, rive droite les bourgeois. Chacun chez soi. Les premiers prennent le métro pour passer le fleuve et dépenser leur maigre paie – ou leurs indemnités Pôle emploi – au centre ville. Les seconds ne vont jamais de l’autre côté de l’eau, ou alors sans s’arrêter, juste pour prendre l’autoroute. Une éventuelle concession à la règle pour aller au Jardin des Plantes, un îlot de raffinement égaré parmi les rustres.
Le métro sort de son court tunnel pour retrouver l’air libre, là où il est le plus à l’aise. On dit métro, mais il n’en mérite l’appellation que pour quatre stations souterraines et demie. Le reste relève d’un tramway bien foutu qui, il faut le reconnaitre, participe activement au comblement du fossé crée par la Seine.
Je rentre dans le Bar des Fleurs pour la deuxième fois de ma vie en deux jours seulement. Pas de quoi devenir un habitué : c’est moche et à cette ça sent le graillon »

« Je leur souhaite bon courage, le jeudi soir étant souvent mouvementé dans une ville étudiante, et enfourche ma 400 direction Le Son du Cor pour un apéro-pétanque avec Flavio.
Il fait un temps splendide. La terrasse du bar est pleine, et les deux terrains de boules qui la jouxtent occupés. On commande des bières estivales et fruitées – Karmeliet pour lui, Orval pour moi – et on attend qu’une partie se termine pour reprendre les gagnants. Cette rue piétonne est un havre de paix, avec son petit cours d’eau canalisé le long des maisons à colombages. Mon ami me régale une fois de plus de ses anecdotes savantes.
– Typique, le coin, hein ? Ce sont des maisons de maîtres drapiers, les plus anciennes, datent de la fin du XVe. Dans le temps, c’était la rue des teinturiers, ils s’étaient installés le long du cours d’eau quand il coulait encore ici. « La rivière, qui fait de ce quartier comme une ignoble petite Venise, coulait en bas, sous lui, jaune, violette ou bleue, entre ses ponts et ses grilles. Des ouvriers, accroupis au bord, lavaient leur bras sur l’eau. Sur des perches partant du haut des greniers, des écheveaux de coton séchaient à l’air. »
– Tu donnes aussi dans la poésie ?
– Gustave Flaubert, Madame Bovary. Aujourd’hui, contrairement à ce que beaucoup croient, ce n’est plus le Robec qui coule sous nos yeux. Il a été détourné et enterré sous la ville dans les années 30. Maintenant, c’est une fausse rivière, une sorte de farce en circuit fermé avec des pompes pour les touristes. A la tienne. »

3 / LA MOISSON DES TENEBRES, de Cécile Delacour – Matrinal

Une nouvelle énigme, cette fois sur les traces de la photographe Lucie et du mystérieux Cyrille, qui nous emmènent au coeur de la foire St Romain. Heureusement, elle a changé d’endroit. Sans ça , vous n’oseriez plus y mettre les pieds …. Une enquête fantastique au coeur des rues de Rouen …

Genre : Train fantôme

Résumé : A Rouen, depuis plusieurs années, de jeunes adultes disparaissent à l’automne au moment de la foire St Romain. Le frère de Lucie en fait partie. Elle décide de mener l’enquête. Une enquête qui va la mener aux confins du réel, dans un univers insoupçonné et sombre ….

L’auteur
Cécile Delacour – Matrinal est née en 1978 à Rouen et c’est la ville dans laquelle elle a toujours vécu. Auteur jeunesse, elle est spécialisée en fantastique et fantasy. Elle a déjà écrit de nombreux livres qui ont été récompensé. La Moisson des ténèbres, son sixième roman, a reçu en 2016 le prix des collégiens d’Aumale.

L’idée
« Je regardais un film d’action des années 90 dont une scène se situe dans le train fantôme d’un grand parc d’attraction en rénovation. J’ai tout de suite eu envie d’écrire une scène qui se déroulerait dans un contexte similaire. Et quoi de mieux que la foire Saint Romain pour cela ? Alors j’ai commencé à faire des recherches sur l’histoire de cette fête foraine que je fréquente, comme la plupart des Rouennais, depuis mon enfance. Et je suis rapidement tombée sur la légende de la gargouille et de Saint Romain. »

Pour découvrir la légende de la gargouille et de Saint-Romain, on vous invite à relire notre article sur les histoires rouennaises qui font frissonner : http://normandpolitains.com/anecdotes-rouen-chair-de-poule/

Rouen dans l’Histoire
L’auteure nous explique avoir mené de nombreuses recherches historiques pour écrire son roman. « Mon intrigue étant basé sur une légende fondatrice de l’un des évènements majeures de la ville, il fallait absolument, à mon sens, que les faits historiques soient justes. »
Elle a notamment fait appel à Jacques Tanguy, conférencier spécialiste dans l’Histoire de Rouen. La ville tient donc une place centrale dans l’intrigue. « Rouen est une ville chargée d’Histoire mais aussi d’anecdotes, de mythes, de légendes. Il y a un petit côté fantastique dans les lieux historiques : la cathédrale, le palais de justice avec leurs gargouilles, la place du Vieux Marché où aurait été brulée Jeanne d’Arc, etc.Le surnaturel semble être à tous les coins de rue… Aussi, rien n’était plus facile que d’utiliser tout cela pour alimenter mon récit. »

L’édition
Depuis 2012, Cécile Delacour-Matrinal travaille avec les Editions Cogito, basés à Oissel. « Frédéric Seaux, le directeur, est toujours prêt à me suivre dans mes délires ! » reconnait-elle.
Cependant, pour éditer La Moisson des Ténèbres, ils se sont heurtés à un problème financier. Les Editions Cogito étant une petite structure, chaque vente permet de réinvestir dans un nouveau projet et il fallait trouver des fonds. Ils ont donc lancé un appel via le réseau de financement participatif Ulule auquel les lecteurs ont répondu massivement.

Où le trouver
A la Fnac : https://livre.fnac.com/a9545748/Cecile-Delacour-Maitrinal-La-moisson-des-tenebres
Sur Amazon : https://www.amazon.fr/Moisson-Tenebres-C%C3%A9cile-Delacour/dp/1091657343

L’actu
Son 1er recueil de nouvelles : Versailles, Mécanique et Botanique, publié en 2017, mettait en scène une jeune fontainière et amie proche de la reine, dans les jardins du château de Versailles en 1875. Elle retrouve aujourd’hui son personnage, cette fois dans une aventure plus longue et dans un roman complet . « Il y sera question d’un navire échoué au large de l’île de Noirmoutier, d’une cargaison mystérieuse devant être livrée à la reine et bien sûr d’intrigues dans les allées de Versailles. »
Cécile ne manque pas d’idées et de projets. Elle travaille actuellement sur la mise en place d’ateliers d’écriture, dans les établissements scolaires ou en médiathèque. Elle aimerait également créer des visites de la ville de Rouen mêlant lectures d’extraits de La Moisson des Ténèbres et conférences sur la réalité historique.

Extrait
« Arrivée dans la rue Saint-Romain, qui longeait la cathédrale Notre Dame, elle délaissa quelques instants son appareil photo et admira, une fois de plus, les maisons à pans de bois. Avec amusement, elle se rappela qu’un de ses professeurs d’histoire, quant elle était au collège, leur avait expliqué la raison pour laquelle le premier étage de ces habitations empiétait généralement sur la rue et avait une surface plus importante que le rez de chaussée. En effet, au Moyen-Age, l’impôt se payait selon la surface au sol. Ainsi, les Rouennais construisaient des maisons avec des rez de chaussée plus petits que les étages supérieurs pour payer moins d’impôt ) En résultait cette architecture surprenante …. Les Normands tenaient peut-être de là leur réputation de personnes économes … (….)
Cela fait, elle remonta la rue des Carmes en direction du Palais de Justice.
Ce bâtiment dont la construction avait débuté à la fin du quinzième siècle était magnifique. Et il était unique en son genre : c’était en effet le seul édifice d’architecture gothique civile de la fin du Moyen âge de France. Ses gargouilles, du même style que celles de la cathédrale, gardaient les secrets des débats qui bavaient eu lieu entre ces murs depuis plus de cinq cinq and . Lucie connaissait l’histoire de ce monument comme tous les Rouennais. Il fut d’abord le siège du Parlement de Normandie avant de connaitre ses fonctions actuelles. En 1944, il avait subi les outrages des bombardements qui avaient détruit une bonne partie de la ville. Les impacts de bombe sur la façade n’avaient d’ailleurs jamais été comblés, pour perpétuer le souvenir des victimes e ces jours terribles. Une plaque rappelait que c’était le prix payé par la ville de Rouen pour la libération de la France. Dans la cour d’honneur, on pouvait découvrir une autre curiosité : la Maison Sublime : un monument juif découvert sous l’escalier et qui fait de 1100. Si la jeune femme aimait le mélange des styles gothiques et Renaissance de la construction extérieure, elle avait adoré l’intérieure qu’elle avait eu la chance de visiter en 2013 lors des journées du patrimoine. Elle avait découvert avec émerveillement les peintures, boiseries sculptées et autres merveilles des salles d’audience. »

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